Le gaullisme...

Contrairement à la caricature que l’on nous prête quotidiennement, le gaullisme n'est nullement la volonté de revenir à l'époque du général de Gaulle ! Le gaullisme c'est une vision qui s'ajuste sans commune mesure à la modernité et aux problèmes de la France d'aujourd'hui !


Néanmoins celui-ci est basé sur des principes et des convictions fortes qui font qu'une personne s’en affranchissant ne pourrait légitimement se réclamer de cet héritage.


Le gaullisme ce n'est pas un pragmatisme à tout va qui ferait alors que tout le monde pourrait s'en réclamer c'est à la fois une certaine idée de la France et une certaine idée de l'homme.


Il est basé sur les 4 piliers qui constituent ce dont pourquoi le général de Gaulle s'est toujours battu :

 

Le premier pilier, c'est le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes c'est à dire l'indépendance nationale indissociable de la souveraineté populaire.


Pour le général de Gaulle une nation ne pouvait exister qu'en étant elle même, libre de faire sa propre politique sans qu'une autre nation ou un organisme supranational ne puisse imposer à la France quoi que ce soit.

 

Pour de Gaulle une nation c'est une Constitution qui l'affirme, une armée qui la protège, une monnaie qui la manifeste, un peuple rassemblé qui la soutient.


Pour autant une nation indépendante ne signifie pas une nation isolée du monde.


Entre l'Europe fédérale proposée par ceux qui entendent diluer les nations et le repli sur soi voulu par certains qui conduirait inévitablement à la clochardisation de la France, le gaullisme entend proposer, quant à lui, une Europe des nations et des peuples, une Europe européenne ! Celle-ci est basée sur la coopération entre les Nations  européennes, tout en garantissant que l'union ne soumettrait pas les nations à des directives supranationales qu'ils n'auraient pas consenti.


Voila la vision et la volonté politique du général de Gaulle concernant la nation et la construction européenne.

 

"Après tant de leçons, on pourrait penser que, la guerre finie, les milieux qui prétendent conduire l’opinion se montreraient moins disposés à la subordination. Il n’en n’est rien. Au contraire! Pour l’école dirigeante de chaque parti politique, l’effacement de notre pays est devenu une doctrine établie et affichée. Tandis que du côté communiste, il est de règle que Moscou a toujours raison, toutes les anciennes formations professent le « supranational », autrement dit la soumission de la France à une loi qui ne serait pas la sienne. De là, l’adhésion à « l’Europe » vue comme une construction dans laquelle des technocrates formant un « exécutif » et des parlementaires s’investissant du législatif -la grande majorité des uns et des autres étant formée d’étrangers - auraient qualité pour régler le sort du peuple français. De là, aussi, la passion pour l'organisation atlantique qui mettrait la sécurité, par conséquent la politique, de notre pays à la discrétion d'un autre. De là, encore, l'empressement à subordonner les actes de nos pouvoirs publics à l'agrément d'institutions internationales où, sous les apparences de délibérations collectives, s'exerce en toutes matières, politiques, militaires, économiques, techniques, monétaires, l'autorité suprême du protecteur et où nos représentants, sans jamais dire: "nous voulons", ne feraient que "plaider le dossier de la France". De là, enfin, l’incessante irritation provoquée dans le gent partisane par l’action que je vais mener au nom d’une nation indépendante." Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir

 

 

Le 2éme pilier du gaullisme c'est la volonté que l'Etat soit réellement l'Etat c'est à dire fort et dirigé


Le général de Gaulle a donc mis en place des  institutions qui font du Président de la République non plus l'inaugurateur des chrysanthèmes comme sous la IIIe et IVe République mais le véritable Chef de l'Etat, le garant des institutions, l'arbitre au dessus des partis.


Les institutions de la Ve République sont particuliaires.


Entre le régime présidentiel à l'américaine qui conduit en cas de majorité parlementaire opposée au président de la République à une politique du compromis voire à l'immobilisme et un régime parlementaire qui conduit à l'instabilité et au régime des partis comme nous l'a montré la IVe République, le gaullisme a su instaurer une 3ème voie institutionnelle associant à la fois un régime où le pouvoir exécutif permet d'avoir un Etat fort et dirigé tout en donnant au parlement un pouvoir de contrôle sur celui-ci, pouvant de fait renverser tout gouvernement. La Ve République est en effet un régime semi présidentiel - semi parlementaire qui a démontré une véritable stabilité et adaptabilité !


Loin de l'idée que les ennemis farouches de la Ve République essaient de faire croire, celle-ci n'est nullement responsable de la situation actuelle de la France tout n'irait pas mieux si on allait vers une VIéme République. 


Les institutions sont ce que les hommes en font et il est au contraire important de revenir aux fondements essentiels de la République gaullienne qui n'a de cesse été dévoyée depuis plus de 20 ans.

 

"C'est donc du chef de l'État, placé au-dessus des partis que doit posséder le pouvoir exécutif. Au chef de l'État la charge d'accorder l'intérêt général quant au choix des hommes avec l'orientation qui se dégage du Parlement. A lui la mission de nommer les ministres et, d'abord, bien entendu, le Premier, qui devra diriger la politique et le travail du Gouvernement. Au chef de l'État la fonction de promulguer les lois et de prendre les décrets, car c'est envers l'État tout entier que ceux-ci et celles-là engagent les citoyens. A lui la tâche de présider les Conseils du Gouvernement et d'y exercer cette influence de la continuité dont une nation ne se passe pas. A lui l'attribution de servir d'arbitre au-dessus des contingences politiques, soit normalement par le conseil, soit, dans les moments de grave confusion, en invitant le pays à faire connaître par des élections sa décision souveraine. A lui, s'il devait arriver que la patrie fût en péril, le devoir d'être le garant de l'indépendance nationale et des traités conclus par la France." Charles de Gaulle, Discours prononcé à Bayeux le 16 juin 1946

 

 

Le 3ème pilier la participation gaullienne


Face au dirigisme qui ne dirige rien et au libéralisme qui ne libère personne, l'idée de la 3ème voie sociale -s'opposant à la fois au capitalisme et au collectivisme- défendue par le gaullisme entend ainsi associer le capital et le travail. Cette vision économique et sociale, de Gaulle la puisa tout naturellement dans ses origines politiques, le catholicisme social. La participation gaullienne, du nom qui lui fut donné, entend dès lors instaurer une véritable démocratie sociale au sein de l'entreprise donnant accès à la classe ouvrière à la participation au capital, aux responsabilités et aux bénéfices de celle-ci.


La participation au capital: donne accès aux travailleurs au capital social de leur l'entreprise, elle conduit à terme à l'abolition de la lutte des classes qui sépare patronat, actionnaires et salariés.
La participation aux responsabilités: que d'autres nomment cogestion, donne accès à la parole des salariés en tant que tels, au sein de la direction en dehors bien sûr de la représentation des actionnaires salariés. 
La participation aux bénéfices: permet aux salariés d'obtenir une part des bénéfices que réalisent les entreprises, en dehors des salaires bien évidemment. La participation aux résultats est donc aléatoire.


Mais la participation gaullienne ne repose pas uniquement sur la transformation des liens sociaux dans l'entreprise, elle entend également transformer les liens sociaux au sein de l'Etat et de l'administration. C'est ainsi que la fusion du Sénat et du Conseil économique et social fut envisagée. Associer les acteurs politiques et locaux et les acteurs sociaux au sein d’une assemblée consultative afin que toutes les forces vives de la nation soient représentées et travaillent ensemble.


Après l'élection du président de la République au suffrage universel, l'étape suivante était la régionalisation et la réforme du Sénat. La régionalisation imaginée par le général de Gaulle n'était par contre pas comparable avec ce que nous connaissons aujourd'hui. Dans son esprit la régionalisation était vue dans le même principe que le nouveau Sénat c'est à dire une assemblée qui serait constituée de représentants des conseils généraux, des maires des grandes villes, des parlementaires et des représentants des acteurs économiques et sociaux. 


La mise en œuvre de la Participation dans l'Entreprise et son corollaire politique, la Démocratie Participative, sera l'occasion, une fois de plus, de démontrer que notre Nation, sait une fois encore être porteuse de lumière dans l'obscurantisme. C'est le message que les gaullistes de conviction entendent porter.

 

" Il y a une troisième solution : c'est la participation, qui elle, change la condition de l'homme au milieu de la civilisation moderne. Dès lors que les gens se mettent ensemble pour une œuvre économique commune, par exemple pour faire marcher une industrie, en apportant soit les capitaux nécessaires, soit la capacité de direction, de gestion et de technique, soit le travail, il s'agit que tous forment ensemble une société, une société où tous aient intérêt à son rendement et à son bon fonctionnement et un intérêt direct.

Cela implique que soit attribué de par la loi, à chacun, une part de ce que l'affaire gagne et de ce qu'elle investit en elle-même grâce à ses gains. Cela implique aussi que tous soient informés d'une manière suffisante de la marche de l'entreprise et puissent, par des représentants qu'ils auront tous nommés librement, participer à la société et à ses conseils pour y faire valoir leurs intérêts, leurs points de vue et pour y faire valoir leurs propositions. C'est la voie que j'ai toujours cru bonne. C'est la voie dans laquelle j'ai fait déjà quelques pas ; par exemple, en 1945, quand, avec mon gouvernement, j'ai institué les comités d'entreprises, quand, en 1959 et en 1967, j'ai, par des ordonnances, ouvert la brèche à l'intéressement. C'est la voie dans laquelle il faut marcher. " Charles de Gaulle entretien avec Michel Droit 1968

 

 

Enfin le 4ème pilier porte sur le positionnement politique.


Le gaullisme n'est ni de droite, ni de gauche ou plutôt peut être considéré comme de gauche et de droite à la fois. Il ne vise pas au rassemblement d'un camp mais au rassemblement du peuple français autour de la France donc par delà les clivages et querelles partisanes puisqu’il agit dans l'intérêt général du pays et non pour l'intérêt d'un clan politique ou d'une catégorie de la population.


Ce rassemblement ne peut donc s'inscrire à travers une majorité qui se revendiquerait de droite ou de gauche vous ne trouverez d'ailleurs jamais le général Gaulle vous dire qu'il appartenait à tel ou tel camp.
Le Gaullisme, c'est alors également une 3ème voie politique : entre la droite et la gauche qui divise les Français, mais sans se confondre avec un centrisme mou, le gaullisme incarne une autre voie, une voie centrale qui entend rassembler les Français autour de la France. Le gaullisme ne peut non plus être associé à l'extrême droite, seule famille politique dans son ensemble à avoir combattu le général de Gaulle aussi bien lorsqu'il fut le chef de la France libre que le Président de la Vème République.


Etre gaulliste c'est passer un partenariat loyal mais avec la France, uniquement et non avec un camp, un clan ou une communauté quelconque ! C'est agir avec la volonté du redressement national et la grandeur de la France !

 

"On ne peut pas être vraiment Gaulliste si on est de gauche, ni si on est de droite. Être Gaulliste, c'est être ni à gauche, ni à droite, c'est être au-dessus, c'est être pour la France " Charles de Gaulle

 

 

 Il faut aussi souligner la déontologie qui animait l’action du général de Gaulle notamment le refus de profiter de l’argent public à des fins personnelles. Le général de Gaulle tenait à payer lui-même les factures d’électricité de ses appartements de l’Elysée, ou les repas donnés à titre privé et ne bénéficiait pas de la sécurité sociale jugeant que cette réforme -qu’il avait réalisé à la libération- avait été créée pour les personnes qui en avaient besoin ! Ce sont ces mêmes principes qui lui ont fait renoncer à sa retraite de Président de la République !


Voila pourquoi le gaullisme n'est pas mort avec de Gaulle au grand désespoir de certains car il incarne en réalité les valeurs éternels de la France à travers les âges. Alors aujourd'hui il y en a qui disent "mais de Gaulle maintenant ferait l'inverse de ce qu'il a fait à son époque" c'est facile de faire parler les morts pour leur faire dire le contraire de ce qu'ils disaient quand ils étaient en vie, on ne fait pas de gaullisme contre de Gaulle donc on ne peut faire une politique contraire à la sienne en se réclamant de lui !

 

Sébastien Nantz

Secrétaire général du Rassemblement du Peuple Français

 

LE GAULLISME, LA TROISIEME VOIE...

Qu'est ce que le gaullisme finalement ? En analysant bien nous pouvons résumer au fait que le gaullisme c'est une 3ème voie...

 

Le Gaullisme, c'est une 3ème voie institutionnelle : entre le régime présidentiel à l'américaine qui conduit en cas de majorité parlementaire opposée au président de la République à une politique du compromis voire à l'immobilisme et un régime parlementaire qui conduit à l'instabilité et au régime des partis comme nous l'a montré la IVe République, le gaullisme a su instaurer une 3ème voie institutionnelle associant à la fois un régime où le pouvoir exécutif permet d'avoir un Etat fort et dirigé tout en donnant au parlement un pouvoir de contrôle sur celui-ci, pouvant de fait renverser tout gouvernement. La Ve République est en effet un régime semi présidentiel - semi parlementaire qui a démontré une véritable stabilité et adaptabilité !

 

Le Gaullisme, c'est une 3ème voie européenne : entre l'Europe fédérale proposée par ceux qui entendent diluer les nations et le repli sur soi voulu par certains qui conduirait inévitablement à la clochardisation de la France, le gaullisme entend proposer, quant à lui, une Europe des nations et des peuples ! Celle-ci est basée sur la coopération entre les Etats européens, tout en garantissant que l'union ne soumettrait pas les nations à des directives supranationales.

 

Le Gaullisme, c'est une 3ème voie économique : face au dirigisme qui ne dirige rien et au libéralisme qui ne libère personne, l'idée de la 3ème voie sociale -s'opposant à la fois au capitalisme et au collectivisme- défendue par le gaullisme entend ainsi associer le capital et le travail. Cette vision économique et sociale, de Gaulle la puisa tout naturellement dans ses origines politiques, le catholicisme social. La participation gaullienne, du nom qui lui fut donné, entend dès lors instaurer une véritable démocratie sociale au sein de l'entreprise donnant accès à la classe ouvrière à la participation au capital, aux responsabilités et aux bénéfices de celle-ci.

 

Le Gaullisme, c'est également une 3ème voie politique : entre la droite et la gauche qui divise les Français, mais sans se confondre avec un centrisme mou, le gaullisme incarne une 3ème voie politique, une autre voie, une voie centrale qui entend rassembler le peuple français par delà les clivages politiques autour de la France. Le gaullisme n'a jamais été une vision politique de droite et encore moins de ce camp qui n'a de cesse combattu le général de Gaulle de son vivant -que ce soit par les armes comme par les urnes- qu'est l'extrême droite ! 

 

 

Sébastien Nantz

Secrétaire général du Rassemblement du Peuple Français

De Gaulle, le gaullisme et l'extrême droite

Nous entendons dire par les partisans d'un ralliement à l'extrême droite -ou tout du moins pour certains un travail en commun avec ce camp- que de Gaulle en son temps acceptait n'importe qui en 40 et que "quand il y a le feu dans la maison on ne regarde pas la couleur du pompier".

 

Hélas pour ces gens qui ne connaissent visiblement pas l'histoire de notre pays, nous nous voyons obligés de les démentir. Si de Gaulle eu accepté tous Français -d'où qu'ils viennent- pour tenir un fusil afin de libérer la France, il n'en fut pas de même pour la diriger. En effet aucun parti d'extrême droite ne fut représenté au sein du Conseil National de la Résistance et aucune personnalité d'extrême droite ne fut membre d'un gouvernement du général de Gaulle y compris en 1944 dans le gouvernement provisoire de la République*.

 

Historiquement -sur le point de vu politique- l'extrême droite fut le seul camp a n'avoir jamais travaillé ni de près ni de loin avec le général de Gaulle.

 

L'extrême droite n'a de cesse été politiquement anti-gaulliste, essayant d'abattre de Gaulle physiquement à plusieurs reprises et de le faire battre à l'élection présidentielle de 1965 en appelant -par l'intermédiaire de leur représentant, Jean-Louis Tixier-Vignancourt- à voter François Mitterrand au second tour.

 

Au grand regret de certains, nous avons la tristesse de leur apprendre que la France n'est pas engagée sur son territoire dans une guerre armée et si la lutte doit s'opérer aujourd'hui pour la survie de notre pays, celle-ci doit s'organiser sur le plan politique ! Dans ces conditions ne soyons pas plus royaliste que le roi en voulant travailler, au nom du gaullisme, avec des gens que de Gaulle lui même avait refusé dans ses gouvernements !

 

Faire le pont entre la France résistante et Vichy fut l'ambition d'une personne comme le général Giraud, vouloir l'imiter signifierait donc ne pas se situer dans l'héritage du gaullisme mais du giraudisme !

 

Certains viendront alors nous dire "mais peut-être que de Gaulle aujourd'hui s'allierait avec eux !" si nous ne savons pas ce que ferait de Gaulle aujourd'hui mort, nous savons ce qu'il faisait de son vivant et c'est sur cela que les gaullistes doivent se reposer. On ne peut faire du gaullisme contre de Gaulle !

 

Sébastien Nantz

Secrétaire général du R.P.F

 

*
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Charles_de_Gaulle_(1)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Charles_de_Gaulle_(2)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Charles_de_Gaulle_(3)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Michel_Debr%C3%A9
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Georges_Pompidou_(1)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Georges_Pompidou_(2)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Georges_Pompidou_(3)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Georges_Pompidou_(4)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Maurice_Couve_de_Murville

Tromperie sur le gaullisme (07/05/1998)

Par Pierre LEFRANC, ancien chef de cabinet du général de GAULLE

 

Aucun parti ne peut accaparer l'héritage du père de la Ve République, surtout s'il en bafoue les principes.

Personne ne doute que les principes affirmés par le général de Gaulle en son temps continuent à constituer aujourd'hui une source d'inspiration pour nombre d'hommes politiques d'un bout à l'autre de l'échiquier, tant à l'étranger qu'en France. Il faut s'en réjouir, cette situation répondant au voeu du général dont les comportements ont démontré qu'il ne pouvait être situé ni à droite ni à gauche.

 

C'est pourquoi il n'est pas acceptable qu'un groupement politique, quel qu'il soit, prétende accaparer un héritage dès lors que ce groupement ignorerait les principes fondamentaux du gaullisme, à savoir: l'autorité et la place primordiale de l'Etat dans la nation, le rôle prédominant du président de la République, pilier des institutions et dont le mandat s'exerce sur deux législatures, la mutation de la société par la participation, une économie protégée des excès du libéralisme et, enfin, et avant tout, la sauvegarde de l'indépendance nationale sous tous ses aspects.

 

Or c'est devenu un fait qu'un certain parti, le Rassemblement pour la République, s'emploie à se présenter comme le tenant et le défenseur des legs du gaullisme conforté en cela par les médias qui s'obstinent à le qualifier de «parti gaulliste», alors qu'on peut légitimement considérer que les prises de position de ce parti s'écartent considérablement ­ pour ne pas écrire s'opposent ­ aux principes clairement énoncés par de Gaulle. Tout d'abord, ce parti se situe lui-même de plus en plus à droite; ensuite, en abandonnant la référence fondamentale à la notion d'identité nationale, il soutient une politique européenne en contradiction formelle avec l'Europe des nations voulues par le fondateur de la Ve République, lequel n'aurait certainement pas accepté de signer les traités de Maastricht et d'Amsterdam qui portent de graves et irréversibles atteintes à notre indépendance. De surcroît, le RPR a accepté, et active même, l'instauration d'une monnaie unique européenne privant la France dans l'avenir de toute autonomie réelle sur les plans budgétaires et social, alors que les régimes financiers comme les situations économiques des partenaires demeurent toujours fondamentalement éloignés.

 

Que le RPR ait une politique tout autre que celle préconisée par de Gaulle est son droit, mais suivre une telle politique au nom du gaullisme est une sorte d'abus de confiance. L'utilisation de l'appellation «néo-gaullisme» pour le RPR est encore trop éloignée de la réalité et l'on souhaiterait que ce parti ait le souci d'affirmer sa vraie personnalité plutôt que de revêtir une apparence qui trompe le peuple. Pourquoi n'utiliserait-il pas le nom de celui qui l'inspire du plus haut de la République?

 

On ne peut pas prétendre gagner à la fois sur le tableau des accommodements et sur celui de la rigueur. La pratique de la rigueur dans les convictions et les objectifs ­ la capacité de dire non quand il le faut ­, essence du gaullisme, est contraignante et nécessite courage et persévérance, mais, à terme, cette stratégie n'est-elle pas la plus payante? L'on est même tenté de se demander si ce n'est pas l'absence de cette rigueur qui explique certains échecs.

Le gaullisme aujourd'hui, par Henri Fouquereau

Aux Gaullistes de Conviction

 

Nous entendons et lisons trop de choses sur le gaullisme pour ne pas intervenir pour tenter de ramener le Gaullisme dans son cadre


Le Général de Gaulle a été le libérateur du Territoire, le rénovateur de la République

 

La politique du Général se basait sur : la souverainetté nationale, l'indépendance nationale, l'autorité de l'Etat, une certaine idée de l'homme et le droit des peuples à disposer d'eux mêmes.

 

Nous retrouvons là les grands discours du Général : Le discours de Bayeux sur les Institutions - La confèrence de Brazzaville, ou les populations qui se trouvent sous la responsabilité de la France doivent s'élever peu à peu jusqu'au niveau ou ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaire. Discours de Phnom Penh avec ce droit des peuples à disposer d'eux mêmes et puis l'entretien avec Michel Droit sur la Participation 4 discours à possèder et à relire sans cesse.

 

Sur le rôle du Président de la République , le Général considérait la séparation des pouvoirs comme essentielle :
Le Président de la République préserve l'indépendance nationale et fait rayonner la France partout dans le monde :gestion des jours extraordinaires
Le Gouvernement gouverne : gestion des jours ordinaires (la gestion des jours est de M. Pinton).

 

Le Gaullisme du Général, à l'époque du Général, c'est une autre voie entre les "Soviétiques" (le Général a toujours employé Russie) et les américains entre le Communisme (socialisme) et libéralisme.

 

Des institutions fortes : la constitution : à force d'être remaniée a perdu son âme et sa valeur (nous y reviendrons) la principale détérioration.
le Quinquennat : il établit un régime présidentiel qui n'ose dire son nom - Le régime Présidentiel, en France, on ne sait pas faire.


Autre détérioration ; modification de la Constitution pour y intégrer les traités européens : l'identité nationale n'en est pas sortie intacte.


Charte de l'environnement : permettra à des tribunaux internationaux de nous condamner.


TPI : rien à y faire - Régionalisation : la France est centralisatrice, dans l'histoire la France a été dirigée de Paris, les moyens modernes de communications permettent aujourd'hui d'accentuer cette habitude qui correspond à l'âme de la France.

 

Le Gaullisme n'est pas une idéologie, pas même une doctrine : il a ses fondamentaux (ceux écrits en caractères gras ci-dessus) et la recherche de cette troisième voie entre communisme et capitalisme.

 

Le Gaullisme c'est l'essai permanent d'associer la grandeur de la France et le bonheur du peuple
C'est aussi de maintenir l'indépendance de la France dans l'interdépendance des autres nations
C'est surtout une immense confiance dans la capacité de la France à affronter l'avenir
C'est aussi savoir et oser dire NON lorsque l'essentiel des intérêts nationaux est en jeu
Sur le Gaullisme il faut savoir, qu'il n'existe pas de système universel : Il y a des circonstances et des personnalités.


AUJOURD'HUI, nous possèdons les circonstances, il nous manque les personnalités.
L'événement auquel il faut faire face : L'immense événement a dit le Général. Il me semble que cet évènement est l'intérêt de l'histoire, car certains savent le dominer, quand les autres se laissent dominer.

Nous sommes dans la phase de nous laisser dominer, nous entrerons bientôt dans une autre phase
Elle peut être celle de la disparition, elle peut être celle du retour à l'Etat fort, à la nation rassemblée.


Le Général n'a jamais été un ambitieux pour lui, mais il était possédé d'une énorme ambition pour la France.


De Gaulle, c'est le Rassemblement, pour lui la nation transcende les clivages, il fallait prendre pour la France ce qu'il y avait de meilleur dans les traditions de la gauche et dans celles de la droite; Le Général n'a été battu que par la division des Français.

 

Aujourd'hui, le danger c'est le discours nationaliste, attention. Le Gaullisme ce n'est pas cela; le gaulliste est républicain patriote.

 

Henri Fouquereau

Le Gaullisme (Henri Fouquereau).pdf
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L’éthique gaullienne

 On a de cesse de parler des fondements essentiels du gaullisme et des 4 piliers qui forment cette vision politique particulière :

– Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (l’indépendance nationale et la souveraineté populaire)
– Un Etat fort et dirigé (institutions de la Ve République)
– L’association du capital et du travail (3ème voie sociale: ni capitalisme, ni collectivisme)
– Le Rassemblement du peuple français par-delà les clivages politiques (car le vrai gaullisme n’est ni de droite, ni de gauche et encore moins extrémiste)

 

Mais il faut aussi souligner la déontologie qui animait l’action du général de Gaulle notamment le refus de profiter de l’argent public à des fins personnelles. Le général de Gaulle tenait à payer lui-même les factures d’électricité de ses appartements de l’Elysée, ou les repas donnés à titre privé et ne bénéficiait pas de la sécurité sociale jugeant que cette réforme -qu’il avait réalisé à la libération- avait été créé pour les personnes qui en avaient besoin ! Ce sont ces mêmes principes qui lui ont fait renoncer à sa retraite de Président de la République !

 

Peut-on alors logiquement se revendiquer de l’héritage du général de Gaulle et du gaullisme originel lorsque l’on se voit condamné pour détournement de bien sociaux, fraude ou toute sorte d’enrichissement personnel au frais, bien évidemment, du contribuable ? La réponse semble évidente !

 

Le devoir d’un élu de la nation n’est pas de profiter de sa position pour s’enrichir mais uniquement de servir ses concitoyens et administrés ! Tel était le message laissé par le général de Gaulle de par son action, tel est celui qu’incarne le gaullisme originel !

 

Sébastien Nantz

Secrétaire général du Rassemblement du Peuple Français

Le gaullisme vu par un jeune gaulliste de conviction

Lorsque j'avais 11 ans j'étais à Nice (maintenant en Picardie je suis revenu dans ma terre!) en classe de sixième...les étudiants se révoltaient contre le réforme des retraites! Mon professeur de français avait dit : bon virez moi ces bons a rien! Ah le général de Gaulle c'était un Grand homme!"
 
C'était sous l'usurpateur Sarkozy ! Et donc depuis ce jour c'était un lundi, je me passionne pour le Général et le Gaullisme !
Original, stupide, ou fabuleux cette rencontre ?
 
Le gaullisme c'est ce qui me caractérise le mieux : l'amour de la France !
 
Les principales caractéristiques du Gaullisme, à respecter et à suivre si nous suivons le modèle du Général de Gaulle:
 
-Nationalisme républicain ( défense de la souveraineté nationale, patriotisme)
-Indépendance de la France dans une Europe des Patries.
-Volontarisme contre le fatalisme.
-Pragmatisme économique et social ayant pour objectif la grandeur et l'indépendance de la France.
-Promotion d'une société de participation.
-Reconnaissance du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
-Primauté du politique ( sur l'économique, le financier ,l'administratif).
-Respect de l'autorité de l'État.
-Solidarité nationale entre les citoyens et les territoires.
-Action contre l'attentisme.
 
Le gaullisme ce n'est pas un pragmatisme politique ! Ca signifie que...
 
1) l'action politique n'est pas vaine!
2) la politique doit conduire à l'économie et non l'inverse.
3) l'action politique ne doit poursuivre qu'un but: consolider la communauté nationale.
4) consolider la communauté nationale, c'est développer la société participative dans tous les domaines.
5) l'indépendance ne signifie pas l'isolement.
 
En conclusion : le Gaullisme : agir en fonction des circonstances, dans le seul intérêt de la France et des français !
 
Notre tâche, à tous gaullistes, est aussi de poursuivre l'oeuvre inachevée du Général Charles de Gaulle: le volet économique et social complètement révolutionnaire ! La France n'a pas vocation à imiter mais à ouvrir la voie.
 
Valentin L.
17ans, gaulliste de conviction
 
 
PS: Avec des jeunes gaullistes comme Valentin, l'avenir du gaullisme et du combat pour la France est assuré.
 
Sébastien Nantz
Secrétaire Général du Rassemblement du Peuple Français

Gaullisme et souverainisme

Nous n'avons de cesse de le répéter : si l'on ne peut être gaulliste sans être souverainiste, l'inverse n'est pas de mise. En effet, un souverainiste n'est pas forcément gaulliste, même si certains d'entre eux pensent l'être à tort.

 

LE SOUVERAINISME

 

Mot venu du Québec et des défenseurs de son indépendance, Paul-Marie Coûteaux ramena ce terme en France bien après le combat de Maastricht. Le but était alors de rassembler tous les défenseurs de la souveraineté nationale qu'ils soient de droite, de gauche ou bien gaullistes.

 

«Le souverainisme, ce mot que nous avons dû batailler pour que nos amis l'adoptent, s'adresse à plusieurs familles politiques françaises - de droite comme de gauche. Il ne peut se penser qu'en globalité, en tenant pour indissociables ses deux composantes, la souveraineté nationale et la souveraineté populaire. Défendre la souveraineté nationale en perdant de vue le souci social, c'est-à-dire sans défendre en même temps la souveraineté populaire, c'est priver la Souveraineté non seulement de son contenu politique mais aussi des forces sociales qui le sous-tendent, lui donnent sa force et sans lesquelles elle n'est qu'une très fragile construction. C'est l'erreur de la droite nationale qui risque toujours de n'être plus qu'une droite banale. A l'inverse, et symétriquement, défendre la souveraineté populaire sans défendre la souveraineté nationale, c'est-à-dire croire que l'on peut se borner au seul souci social, c'est se priver de tout instrument d'action collective dans les vastes filets de la mondialisation et se livrer, impuissant, aux rapports de force internationaux où nulle volonté ne peut prendre corps. Ici s'inscrit la seule stratégie possible pour le jeune RPF, lequel est d'abord un mouvement intellectuel qui doit apprendre à penser la Souveraineté dans l'ampleur de sa logique: elle est un tout, ou elle n'est rien. Pour cette raison le souverainisme devra par construction faire travailler ensemble la droite et la gauche, comme le fit jadis le gaullisme. Semblable logique n'est d'ailleurs pas autre chose que celle de ce Bien Commun qui s'appela longtemps Respublica et qui se nomme aujourd'hui la République.»

Paul-Marie Coûteaux et William Abitbol, Souverainisme j'écris ton nom, Le Monde, 23 mars 2000

 

Hélas, le souverainisme n'aura jamais produit l'effet escompté et, là où le gaullisme était parvenu à transcender les clivages, le souverainisme échoua. Les souverainistes des 2 camps restèrent bien ancrés dans leur famille politique d'origine ne se réunirent que rarement. 

Sujet à des divisions qualifiées de « délétères » (P.-M. Coûteaux, n°5 de l'Indépendance), le souverainisme a connu son chant du cygne lors des européennes 2009 (1 seul élu : P. de Villiers). 


LES RAISONS DE CET ECHEC

 

Les raisons de cet échec sont tout naturellement à trouver dans les idées défendues car si le souverainisme peut rassembler en temps de guerre, comme cela fut le cas en 1940, il ne peut le faire au sens politique du terme car ce concept ne repose sur rien d'autre que la souveraineté nationale et éventuellement populaire. 

Il était donc totalement vain d'esperer que soit présenté aux Français un programme dit "souverainiste" rassemblant de gauche à droite. 

Comment réussir à rassembler sur un programme commun le royaliste libéral et très catholique Philippe de Villiers et le républicain socialiste Jean-Pierre Chevènement ? les échecs de ceux-ci aux élections présidentielles en sont la preuve flagrante.

Loin de réussir le rassemblement national tant attendu, le souverainisme n'a fait qu'accroître l'appétit de pouvoir de petits roitelets qu'il a paradoxalement essaimés à droite et à gauche.

 

Mais si le souverainisme n'a idéologiquement pas les moyens de rassembler, ce n'est évidement pas le cas du gaullisme.


LE GAULLISME UNE IDEE DE RASSEMBLEMENT

 

Contrairement au souverainisme, le gaullisme repose sur des concepts clairement définis sur le plan économique, social, institutionnel, sociétal et international.

D'un savant mélange de démocratie chrétienne pour la 3ème voie sociale et politique en passant par le nationalisme-républicain de Charles Péguy, l'interventionnisme économique à la Colbert ou l'héritage bonapartiste pour la grandeur de la France, le gaullisme incarne, contrairement au souverainisme, une autre vision globale de notre pays, une certaine idée de la France universelle et intemporelle : une Nation souveraine, solidaire, humaine, avec un peuple uni autour d'un état fort et dirigé.


LES 4 FONDEMENTS ESSENTIELS DU GAULLISME 

 

Car si certains affirment que le gaullisme est un pragmatisme, celui ci repose tout de même sur 4 fondements essentiels sans lesquels il serait impossible de se placer réellement dans la filiation et l'héritage du général de Gaulle :

1) L'indépendance nationale et la souveraineté populaire

2) Un état fort et dirigé (grâce à des institutions qui le permettent)

3) L'association du capital et du travail comme 3ème voie sociale entre capitalisme et collectivisme

4) Un peuple rassemblé au dessus des clivages politiques et uni face à son destin


UNE VISION A NE PAS CONFONDRE

 

Depuis l'avénement du terme "souverainiste", les captations d'héritage des hérauts médiatisés de cette famille politique ont été notre lot quotidien. 

Désirant être identifiables, ce que ne leur permettait pas le souverainisme, terme récent et importé, un nouveau genre de pseudo-gaullistes a pu apparaître se raccrochant à l'image du général à des fins électoralistes. L'idée a alors été de faire croire que le gaullisme reposait uniquement sur l'indépendance nationale afin de permettre à ces personnes, à la vision politique parfois fort éloignée du gaullisme et de son créateur, de se revendiquer et d'être qualifiés de "gaullistes". 

 

Le souverainisme n'a jamais été et ne sera jamais la forme moderne du gaullisme qui le dépasse en tout point.


L'INTERET SUPERIEUR DE LA PATRIE

 

"La France avant tout" voila comment résumer en une phrase la vision gaulliste.

 

Si le souverainisme aurait pu faire sien ce principe, il n'en a rien été. 


Les souverainistes des deux rives ont privilégié surtout et avant tout leur "clivage politique d'origine". 

 

Les gaullistes, quant à eux, animés par cette "certaine idée de la France" qui les transcende, ont soutenu aussi bien la candidature d'un homme de gauche républicaine en 2002 que celle d'un homme de droite souverainiste par la suite...

 

Alors, à tous ces souverainistes qui pensent que "l'ennemi c'est la gauche" ou "que l'ennemi c'est la droite", les gaullistes répondront qu'il n'y a qu'un seul ennemi et que celui-ci n'est incarné ni par la gauche, ni par la droite, ni par le centre mais par le renoncement et la soumission !

 

Rassembler les gaullistes, mission possible... rassembler les souverainistes, mission impossible.

 

 

Imposture de l'extrême droite.

Docteur Jack Petroussenko
Secrétaire RPF de Paris
Coordinateur régional RPF d'Ile-de-France
L-IMPOSTURE DE SE PRETENDRE GAULLISTE QU[...]
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Le Rassemblement du Peuple Français est un mouvement fondé en 1947 par le général de Gaulle, mis en sommeil en 1955 il se réveille aujourd'hui.

Le gaullisme c'est...

 

1) Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes (l'indépendance nationale et la souveraineté populaire)
2) Un Etat fort et dirigé (institutions de la Ve République)
3) L'association du capital et du travail (3ème voie sociale: ni libéralisme, ni socialisme)
4) Le Rassemblement du peuple français par-delà les clivages politiques

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